Tout le monde le sait : les abeilles ont un dard appelé aussi aiguillon et elles peuvent bel et bien piquer. Évidemment, cela suscite à la fois la peur et la curiosité chez la plupart des gens. Mais pourquoi les abeilles piquent exactement? En réalité, ces insectes sont de nature docile et travaillante.
Ce sont des créatures avec lesquelles il est très agréable de cohabiter. Voici quelques faits intéressants sur les piqûres d’abeilles qui vont sans doute vous surprendre et améliorer votre lecture de leur comportement.

1. Les abeilles ne piquent (presque) jamais sans raison
C’est-à-dire qu’elles ne piquent que lorsqu’elles sentent que leur colonie ou leur territoire est menacé. Cette action est avant tout un acte de défense pour assurer la protection de la ruche. Ce n’est pas étonnant: contrairement aux guêpes, les abeilles piquent en dernier recours, car elles perdent leur poche à venin et meurent rapidement après avoir piqué.
Pourquoi les abeilles préfèrent-elles éviter la confrontation? Tout simplement parce que leur rôle dans la communauté est vital pour assurer la survie de l’ensemble de la colonie.
LIRE: Mythe ou réalité: les ruches dans les immeubles de bureaux, est-ce dangereux?
2. Certaines abeilles dans la ruche n’ont pas de dard
Seules les ouvrières peuvent piquer, car elles possèdent un aiguillon relié à leur système reproducteur. Les faux bourdons, les mâles, issus de ovaires non développés, n’ont tout simplement pas de dard. Quant à la reine, bien qu’elle ait un dard, elle l’utilise rarement pour piquer les humains, préférant l’employer pour éliminer d’autres reines rivales dans la ruche.
Pas de dard, pas de piqûre d’abeille!
3. Moins de 1 % des gens sont allergiques aux abeilles
Au Canada, sur une population de 35 millions de personnes, moins de 4 personnes décèdent chaque année des suites d’une réaction allergique aux abeilles. Un choc anaphylactique peut survenir dans de rares cas, mais il reste exceptionnel. En fait, vous avez plus de risques d’être frappé par la foudre que de mourir d’une piqûre d’abeille.

4. Pas de dard? Pas une piqûre d’abeille!
Plusieurs personnes racontent avoir subi une piqûre d’abeille douloureuse, mais jurent ne pas avoir vu de dard dans leur peau. Il s’agissait probablement d’une piqûre de guêpe. Connaître la différence est important : les guêpes peuvent piquer plusieurs fois sans perdre leur dard.
Observer si le dard est resté dans la peau vous aidera à identifier l’insecte responsable.
5. Une réaction allergique est une réaction systémique
Après une piqûre, la zone touchée peut enfler, rougir ou démanger pendant quelques jours. C’est une réponse locale normale. Cependant, si le corps réagit dans d’autres zones, loin de l’endroit de la piqûre, il peut s’agir d’un choc anaphylactique. Dans ce cas de piqûre, il est essentiel d’utiliser un EpiPen et de se rendre à l’hôpital.
Les apiculteurs sont particulièrement sensibilisés à ces risques et savent comment intervenir rapidement.

6. Il ne faut jamais pincer un dard
Le dard d’une abeille reste toujours attaché à sa poche à venin, dont les muscles continuent de se contracter, même sans la présence de l’abeille. Lors du retrait, grattez doucement avec votre ongle pour éviter d’injecter davantage de venin.
Certains experts recommandent également d’éviter les gestes brusques: des mouvements rapides peuvent libérer davantage de venin.
7. Le venin d’abeille aurait des propriétés médicinales
L’apiculture ne se limite pas à produire du miel. L’apithérapie, une pratique ancienne, utilise le venin d’abeilles pour ses bienfaits potentiels contre l’arthrite ou les douleurs musculaires. Certaines études avancent que les piqûres d’abeilles peuvent soulager certaines inflammations.
Les apiculteurs et passionnés d’apis mellifera, la plus connue des espèces d’abeilles domestiques, voient dans les piqûres un moyen naturel de renforcer le corps.



