Le Global Real Estate Sustainability Benchmark (GRESB) a introduit une nouvelle question sur la biodiversité dans son évaluation de l’immobilier 2025. C’est la première fois que la biodiversité et la nature sont officiellement incluses dans le processus de reporting ESG pour les actifs immobiliers.
À partir du 10 juin 2025, il est demandé aux participants s’ils ont mis en place une stratégie relative à la biodiversité ou à la nature. La question porte également sur la manière dont cette stratégie prend en compte les dépendances, les impacts, les risques et les opportunités liés à l’environnement.
Cet article décrit ce qu’est le GRESB, ce qu’implique la nouvelle question de la biodiversité et comment commencer à préparer une réponse à l’aide d’outils pratiques, de plans d’action et de cadres d’élaboration de stratégies.
Pourquoi l’évaluation immobilière du GRESB est-elle importante pour l’environnement bâti ?
GRESB est l’acronyme de Global Real Estate Sustainability Benchmark. C’est ainsi que le secteur immobilier mesure et compare ses performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
Considérez le GRESB comme un bulletin d’évaluation de la durabilité de votre environnement bâti. Chaque année, les sociétés immobilières soumettent des données sur leurs pratiques en matière de développement durable, et le GRESB les évalue par rapport à leurs pairs.
En quoi cela est-il important ? Les investisseurs utilisent ces scores pour décider où placer leur argent. Un bon score du GRESB peut ouvrir la voie à de nouveaux financements et partenariats.
Plus de 2 000 sociétés immobilières participent aujourd’hui au GRESB. Ensemble, elles gèrent plus de 6 900 milliards de dollars d’actifs. Cela fait beaucoup d’immeubles !
Ce qui change pour la biodiversité dans le GRESB 2025
Pour la première fois, le GRESB s’interroge sur la biodiversité. La nouvelle question est simple mais significative : « Votre entité dispose-t-elle d’une stratégie formelle en matière de biodiversité qui aborde les risques et les opportunités liés à la nature dans l’ensemble de votre portefeuille immobilier ? Veuillez la décrire. »
Si vous répondez « oui », vous devrez expliquer votre stratégie. Cette explication doit porter sur les points suivants
- L’impact de vos bâtiments sur les plantes et les animaux locaux
- Comment vos propriétés dépendent d’écosystèmes sains
- Quels sont les risques auxquels vous êtes confrontés en cas de déclin de la biodiversité ?
- Quelles sont les possibilités d’améliorer la biodiversité ?
Bonne nouvelle : cette question ne sera pas notée en 2025. C’est ce que le GRESB appelle un « indicateur exploratoire ». Ils tâtent le terrain avant de le faire entrer dans le calcul de votre score global.
Mais ne vous sentez pas trop à l’aise ! Le GRESB introduit souvent des questions de cette manière avant de les rendre obligatoires et de les noter dans les années à venir. Prendre de l’avance aujourd’hui peut vous éviter des maux de tête plus tard.
La question de la biodiversité s’aligne sur d’autres cadres tels que la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD) (groupe de travail sur les informations financières liées à la nature). Cela montre une tendance plus large vers les normes du GRESB qui se concentrent sur la biodiversité et la performance de la nature.
Pourquoi la biodiversité et les risques liés à la nature sont-ils importants dans les portefeuilles immobiliers ?
Comme l’explique Hakeem Oguniran, PDG d’Eximia Realty Limited. Hakeem Oguniran, directeur général d’Eximia Realty Limited, l’exprime ainsi: « Nous ne pouvons plus nous permettre d’ignorer l’environnement. Les capitaux ne circulent plus en fonction du risque et du rendement. Aujourd’hui, les investisseurs examinent de près les notes ESG, exigent des pratiques de construction durables et récompensent les projets qui protègent les écosystèmes. »
La biodiversité n’est pas seulement une question de sauvegarde d’animaux mignons. Pour l’immobilier, il s’agit de gérer les risques et de créer de la valeur. Les questions liées à la nature deviennent des considérations commerciales importantes dans tous les secteurs, y compris l’immobilier.
Lorsque les plantes, les animaux et les micro-organismes qui entourent vos bâtiments sont sains et diversifiés, ils fournissent des services précieux. Ils purifient l’air, gèrent l’eau, régulent l’utilisation de l’énergie et rendent les espaces plus attrayants.
Les propriétés présentant des caractéristiques de biodiversité importantes ont tendance à attirer les locataires et à les garder plus longtemps. Les gens préfèrent tout simplement être entourés par la nature, c’est inscrit dans nos gènes. Des études montrent que l’accès à des espaces verts améliore la satisfaction des locataires et peut même entraîner une hausse des loyers.
Le changement climatique et la perte d’habitat font de la biodiversité un enjeu commercial. Avec le durcissement des réglementations, les propriétés qui nuisent aux écosystèmes locaux peuvent être confrontées à de nouveaux coûts ou à de nouvelles restrictions.
Que se passe-t-il lorsque la biodiversité est…
| Fort | Faible | |
|---|---|---|
| Satisfaction des locataires | Plus élevé | Plus bas |
| Résilience des biens | Une plus grande résilience aux événements climatiques | Plus vulnérable |
| Conformité réglementaire | En avance sur les exigences | Rattraper le retard |
| L’attrait du marché | Avantage concurrentiel | Responsabilité potentielle |
| Frais de fonctionnement | Souvent moins élevés à long terme | Souvent plus élevés à long terme |
Le résultat ? La biodiversité n’est pas seulement un atout : elle devient un élément essentiel de la compétitivité des portefeuilles immobiliers.
Des outils pratiques pour élaborer une stratégie en faveur de la nature dans vos propriétés
1. Cartographier la relation de votre propriété avec la nature
Sunny Chukwu, spécialiste du climat et des infrastructures, souligne la nécessité d’une action globale : « Il ne suffit pas de déposer une étude d’impact sur l’environnement. Nous devons activement réduire les dommages, réutiliser les matériaux, gérer les déchets de construction, protéger les écosystèmes environnants et compenser les émissions grâce à des systèmes crédibles d’échange de droits d’émission de carbone. »
Commencez par comprendre comment vos bâtiments interagissent avec les ressources naturelles. Cela ne doit pas être compliqué.
Parcourez votre propriété et notez les espaces verts, la faune et la flore et les caractéristiques naturelles. Y a-t-il des arbres ? Des zones herbeuses ? Des plans d’eau ? Quels animaux voyez-vous ?
Ensuite, réfléchissez à la façon dont vos bâtiments dépendent de la nature. Les arbres fournissent-ils de l’ombre qui réduit les coûts de refroidissement ? La végétation locale contribue-t-elle à la gestion des eaux pluviales ?
Enfin, identifiez les risques potentiels. La propriété est-elle située dans une zone inondable ? La perte de la couverture arborée augmenterait-elle les coûts de refroidissement ? Le déclin des pollinisateurs pourrait-il affecter l’aménagement paysager ?
Pour une évaluation plus complète, le bâtisseur de la stratégie nature d’Alvéole est disponible à l’adresse suivante https://nature.alveole.com/ d’Alvéole peut vous guider dans ce processus de cartographie systématique. L’outil vous aide à identifier le contexte écologique de vos propriétés, les dépendances et les opportunités d’amélioration de la biodiversité.

Cette évaluation initiale constitue une base de référence pour votre stratégie en matière de biodiversité.
2. Utilisez l’approche LEAP de la TNFD
Le groupe de travail sur les informations financières relatives à la nature (TNFD) a créé un cadre simple appelé LEAP. Pour obtenir des conseils détaillés sur la mise en œuvre de ce cadre, consultez le document d’orientation officiel de la document d’orientation officiel de la TNFD:
- Localiser: Identifiez les endroits où vos propriétés interagissent avec la nature
- Évaluer : Évaluez les dépendances et les impacts
- Évaluer : Analyser les risques et les opportunités
- Préparez-vous : Élaborer une stratégie de réponse
Cette approche vous aide à organiser votre réflexion et à vous aligner sur ce que le GRESB et les investisseurs recherchent. Pour un guide détaillé sur la façon d’appliquer les cadres TNFD spécifiquement pour les rapports du GRESB, consultez notre article complet sur l’utilisation des cadres TFND.
Par exemple, vous pouvez localiser une propriété à proximité d’une zone humide, évaluer la façon dont elle filtre les eaux pluviales, évaluer le risque d’inondation si la zone humide est endommagée et préparer un plan pour la protéger ou l’améliorer.
3. Fixez des objectifs simples et mesurables
Les bonnes stratégies en matière de biodiversité comprennent des objectifs clairs. Voici des exemples qui fonctionnent bien dans l’immobilier :
- Augmenter de 25 % le nombre d’espèces végétales indigènes sur les propriétés dans un délai de trois ans.
- Installer des jardins pollinisateurs dans 50 % des propriétés d’ici à 2027
- Réduire de 40 % l’utilisation de pesticides dans l’ensemble du portefeuille d’ici à 2026
- Effectuer des évaluations de la biodiversité dans toutes les propriétés d’ici à 2025
Suivez vos progrès à l’aide de mesures simples telles que
- Surface d’habitat naturel
- Nombre d’espèces végétales favorables aux pollinisateurs
- Pourcentage de réduction des intrants chimiques
- Présence d’espèces indicatrices (comme les papillons ou les oiseaux)
4. Créer un document formel
Pour les rapports du GRESB, vous aurez besoin d’une stratégie écrite. Veillez à ce qu’elle soit simple mais complète :
- Résumé expliquant pourquoi la biodiversité est importante pour votre entreprise
- Évaluation de l’état actuel de la biodiversité dans les propriétés
- Des objectifs et des paramètres clairs, tels que décrits ci-dessus
- Calendrier de mise en œuvre
- Rôles et responsabilités
- Budget et ressources
- Plan de suivi et d’information
Ce document constitue une preuve de votre réponse « oui » à la question sur la biodiversité du GRESB et garantit que toutes les parties prenantes comprennent clairement votre approche.
Exemples de mise en œuvre de solutions fondées sur la nature
Apiculture urbaine
Les abeilles mellifères sont d’incroyables stimulateurs de la biodiversité. Une seule ruche peut polliniser des plantes dans un rayon de 3 miles, contribuant ainsi à la prospérité des écosystèmes locaux. Les recherches montrent que les pollinisateurs urbains jouent un rôle crucial dans le maintien de la biodiversité.
L’installation de ruches sur les toits des bâtiments est étonnamment simple. Des entreprises comme Alvéole gèrent l’ensemble du processus, de l’installation à la récolte du miel en passant par l’entretien.

Les abeilles collectent de l’ADN environnemental (ADNe) lorsqu’elles butinent, créant ainsi un enregistrement biologique de la diversité des plantes dans la zone environnante. Ces données permettent de suivre l’évolution de la biodiversité au fil du temps.
Les ruches créent également des opportunités d’engagement. Les locataires peuvent participer à des contrôles de ruches, à des dégustations de miel et à des ateliers éducatifs sur les pollinisateurs et la biodiversité.

Jardins de pollinisateurs indigènes
Tous les bâtiments n’ont pas la place d’accueillir des ruches, mais la plupart d’entre eux disposent d’un espace pour les plantes favorables aux pollinisateurs.
La conversion de pelouses en plantes à fleurs indigènes, même sur de petites surfaces, peut accroître considérablement la biodiversité. Les plantes indigènes nécessitent moins d’eau et d’entretien tout en favorisant la faune locale.
Les zones de pelouse sous-utilisées, les entrées de bâtiments, les cours, les toits et les îlots de parking sont autant d’endroits propices à l’installation de jardins pour pollinisateurs. Ces zones sont souvent négligées, mais elles peuvent être transformées en centres de biodiversité précieux avec un minimum de perturbation des activités de l’immeuble.
L’essentiel est d’utiliser des plantes indigènes de votre région. Ces plantes ont évolué avec les pollinisateurs locaux et leur fournissent la nourriture et l’habitat dont ils ont besoin.
Toits verts et murs vivants
Pour les bâtiments dont l’espace au sol est limité, la solution peut consister à monter, littéralement.
Les toits verts transforment l’espace inutilisé des toits en écosystèmes vivants. Elles vont de simples tapis de sédum à des jardins complexes composés d’arbres et d’arbustes.
Les murs vivants apportent la nature aux surfaces verticales, transformant les murs fades en tapisseries vivantes et vibrantes qui favorisent la biodiversité.
Les deux options offrent de multiples avantages qui sont documentés dans des études globales sur les performances des bâtiments:
- Habitat pour les oiseaux, les insectes et les plantes
- Une meilleure gestion des eaux pluviales
- Réduction de l’effet d’îlot de chaleur urbain
- Amélioration de l’isolation des bâtiments
- Amélioration de l’attrait esthétique
Au-delà de 2025
La nouvelle question sur la biodiversité dans le GRESB 2025 n’est qu’un début. Voici ce qui nous attend probablement :
Les rapports sur la biodiversité suivent la même voie que les rapports sur les émissions de carbone. Ce qui était au départ facultatif devient attendu, puis exigé, et enfin réglementé.
Les futures évaluations du GRESB incluront probablement des questions sur la biodiversité notées. La question exploratoire actuelle vous donne le temps de vous préparer avant qu’elle n’affecte votre score.
D’autres cadres évoluent dans la même direction. Les recommandations du TNFD gagnent du terrain et la biodiversité et la biodiversité fait désormais partie des exigences réglementaires dans certaines régions.
Les premiers à adopter des stratégies en faveur de la biodiversité seront avantagés. Ils seront mieux préparés aux exigences futures et se positionneront en tant que leaders responsables en matière de durabilité.
La bonne nouvelle ? En commençant dès maintenant, vous pouvez adopter une approche mesurée et stratégique plutôt que de vous précipiter pour vous mettre en conformité à la dernière minute.
Prêt à stimuler vos efforts en matière de biodiversité ?
La nouvelle question du GRESB sur la biodiversité marque un changement important dans la durabilité de l’immobilier. Bien qu’elle ne soit pas notée en 2025, c’est clairement la direction que prend le secteur.
Commencer par des mesures simples peut faire une grande différence. Effectuez des évaluations de base de la biodiversité, fixez des objectifs réalisables et mettez en œuvre des solutions naturelles visibles telles que l’apiculture ou les jardins indigènes.
Documentez votre approche dans une stratégie formelle qui répond directement à la question du GRESB. Concentrez-vous sur la façon dont vos propriétés interagissent avec la nature et sur ce que vous faites pour améliorer la biodiversité.
Rappelez-vous que la biodiversité ne consiste pas seulement à cocher une case du GRESB, mais aussi à créer des propriétés plus résistantes et de valeur, dans lesquelles les gens veulent travailler, faire leurs courses et vivre.
Alvéole propose des programmes d’apiculture clés en main qui permettent aux entreprises du secteur immobilier d’atteindre leurs objectifs en matière de biodiversité tout en engageant les locataires et en collectant des données environnementales précieuses.
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Prenez rendez-vous avec Alvéole pour découvrir comment l’apiculture urbaine peut soutenir votre stratégie de biodiversité dans le cadre du GRESB.
FAQ sur les rapports du GRESB en matière de biodiversité
Dans quelle mesure ma stratégie en faveur de la biodiversité doit-elle être détaillée pour le GRESB 2025 ?
La question étant exploratoire en 2025, une stratégie de base décrivant votre approche de la biodiversité est suffisante, mais l’inclusion de méthodes d’évaluation, d’objectifs et d’exemples de mise en œuvre vous permettra de mieux vous positionner pour les années à venir, lorsque la question pourra être notée.
Les initiatives écologiques existantes peuvent-elles être prises en compte dans ma stratégie en faveur de la biodiversité ?
Oui, les initiatives existantes telles que les toits verts, les aménagements paysagers indigènes ou les habitats pour pollinisateurs peuvent être incluses dans votre stratégie en faveur de la biodiversité si vous documentez la manière dont elles soutiennent spécifiquement les écosystèmes locaux et les objectifs en matière de biodiversité.
Comment la performance en matière de biodiversité est-elle mesurée pour l’immobilier ?
Les performances en matière de biodiversité peuvent être mesurées à l’aide d’indicateurs tels que la surface d’habitat créée, le nombre d’espèces de plantes indigènes installées, la présence d’espèces indicatrices (comme les oiseaux ou les papillons) ou la réduction des pratiques nuisibles telles que l’utilisation de pesticides.
La question de la biodiversité sera-t-elle notée dans les futures évaluations du GRESB ?
Bien que le GRESB n’ait pas officiellement annoncé de futurs plans de notation, le modèle des questions exploratoires précédentes suggère que les rapports sur la biodiversité seront probablement notés lors des prochains cycles d’évaluation, à mesure que le secteur développera des mesures plus normalisées.



